La Chine et l’Occident : Premiers contacts

Plusieurs européens se sont rendus auprès des empereurs Mongols, et Marco Polo fut le premier à décrire les réalités chinoises à son retour en Italie en 1295. Cependant, bien que Marco Polo soit employé de l’empereur de Chine et chargé de missions par ce dernier (comme des missions de messager), on ne peut pas réellement parler de relations diplomatiques entre la Chine et l’Occident.

En 1516, les européens atteignent pour la première fois la Chine par la mer, attirés par la perspective de relations commerciales.
Au XVIIe siècle, les contacts entre l’Empire de Chine et l’Occident prennent une tournure favorable. Des missionnaires jésuites résident ainsi à Pékin, et les connaissances en mathématiques des occidentaux sont louées par l’empereur.

Ces missionnaires propagent l’idéologie chrétienne catholique. Il faut savoir qu’à partir du Concile de Trente (1545-1563), l’Église catholique est en pleine contre-réforme : c’est à dire qu’elle cherche à étendre son influence et son autorité pour faire face à la montée en puissance du protestantisme. Elle cherche notamment à définir sa doctrine de manière plus stricte, et cela lui portera préjudice en Chine. Ainsi malgré l’avis éclairé des diplomates jésuites, Rome refusa d’admettre en 1705 que certains rites confucéens soient admis chez les chrétiens chinois.

La Chine, sentant ses traditions en danger, se referma au christianisme. La prédication est interdite en 1717 et les missionnaires sont expulsés en 1814. Ce conflit de croyances aura également un impact sur le commerce entre chinois et occidentaux puisque la Chine décide de réduire son activité marchande dès 1757.

Ainsi l’Empire Chinois se referme, considérant les traditions catholiques d’Occident comme « barbares », et affirmant que leur produits commerciaux étaient inutiles.

Théo Choucroun

source : Roger Pelissier, « La Chine, Le troisième géant »